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La galerie est ouverte
du mardi au samedi, de 14h à 19h

8, passage des Gravilliers
Fr – 75003 Paris

téléphone + 33 1 42 78 04 84
contact@galeriesator.com
www.galeriesator.com

Portrait par Sabrina Silamo

Cinq ans, treize artistes : la galerie Sator a réussi à s'imposer face au pilier de l'impasse des Gravilliers, Christian Berst. Loin de l'outsider art défendu par son célèbre voisin, Vincent Sator a choisi de privilégier l'International art. Et de Yevgeniy Fiks à Nazanin Pouyandeh,  c'est un drapeau aux couleurs universelles qui flotte désormais dans le Marais.

« Je suis le premier collectionneur de mes artistes »
Vincent Sator

 

Un étudiant studieux

Terrassé à la galerie des Offices par le fameux « Syndrôme de Stendhal », Vincent Sator découvre en ce jour de l'année 2000, face à L'Annonciation de Leonard de Vinci, que son destin se conjugue avec l'art. Sans faire du passé table rase, ce khâgneux quitte Florence pour Strasbourg et abandonne sa maîtrise d'histoire pour un master sur la construction européenne et la politique patrimoniale. Diplôme en poche, le jeune homme intègre le ministère de la Culture où il coordonne au niveau européen le « Printemps des Musées ». L'expérience, par trop bureaucratique, lui permet cependant de comprendre que la proximité des œuvres lui est essentielle. Il décide donc de se présenter au concours de conservateur du patrimoine, et consacre les deux années suivantes à étudier l'histoire de l'art, des origines aux années 1960. Mais ce travail acharné et solitaire, assez éloigné de ce que Vincent Sator nomme « la chose contemporaine », se solde par un échec : son profil « pluridisciplinaire » ne correspondant pas aux critères des jurés qui le recalent à l'oral.

 

De la Suisse à la Russie

« Puisque le public ne veut pas de moi, je choisis le privé », décrète Vincent Sator en décembre 2004. Il rencontre Marc Blondeau, courtier à Genève, et tout en étant persuadé que le marché de l'art ne lui convient pas, le suit en Suisse. Son stage d'initiation, prévu pour durer quatre mois, se prolonge une année entière. A l'issue de cette « expérience passionnante, humainement et professionnellement », l'intéressé réévalue son opinion à propos du métier de galeriste ; lui, le Sorbonnard, rebuté par l'aspect financier de cette profession, admet apprécier la richesse des échanges avec les artistes et les collectionneurs. Il revient à Paris, surqualifié, surdiplômé, mais ne trouve aucun poste. L'Américaine Dianne Beal, spécialiste de la première avant-garde russe, décide de lui donner sa chance. Ensemble, ils inaugurent en 2007 la galerie Blue Square, à proximité de Thaddaeus Ropac et de Karsten Greve, rue Debelleyme, dans le Marais. Quelques mois plus tard, la faillite de Lehman Brothers – ayant entraîné la raréfaction des collectionneurs – met fin en 2010 à l'aventure Blue Square. Qu'importe Vincent Sator a trouvé sa voie. Sans perdre de temps, il ouvre sa propre galerie avec deux artistes de Blue Square, Alexeï Vassiliev et Yevgeniy Fiks, que bientôt rejoints par Yu Hirai, Muriel Décaillet, Raphaël Denis et Gabriel Leger.

 

2011, l'année décisive

Vincent Sator ne quitte pas le quartier du Marais qu'il estime plus propice aux artistes émergents que Saint Germain.

Il s'installe, à deux pas du centre Pompidou et du musée Picasso, dans l'impasse des Gravilliers qui relie la rue Chapon à la rue des Gravilliers. Très vite, dans ses 50 m2, il présente une première exposition collective « Incipit » dans laquelle se répondent les œuvres de dix artistes. Cinq ans plus tard, Vincent Sator en défend treize avec lesquels il s'efforce d'établir un dialogue permanent, basé sur la confiance. Car le novice s'est s'aguerri : « Au début, parce que je voulais avant tout respecter l'intégralité de la production de l'artiste, je prenais toutes ses œuvres. Désormais, j 'ai appris que la sélection est aussi une phase importante de mon travail. Je sais faire le tri et me montrer plus sévère dans l'atelier, même si je m'accorde le temps de comprendre et d'aimer les œuvres qui au premier abord me déplaisent. » Et tandis qu'il consolidait ses liens avec les artistes, Sator a aussi su se positionner sur le marché en participant notamment aux foires comme « Art Paris » ou « Drawing Now ». Epaulé par une unique salariée, Lise Traino, il cumule visites d'atelier, rendez-vous professionnels et voyages de prospection souvent fructueux, qui donnent à sa galerie une couleur internationale. Dans son catalogue, figurent la Bulgare Kristina Irobalieva, l'Iranienne Nazanin Pouyandeh ou le Chinois Yan Heng.

 

Un anniversaire « passage, pas sage »

La galerie a cinq ans. Un anniversaire que Vincent Sator a fêté à l'avance, le 3 septembre dernier, lors d'une journée « Passage pas/sage » ponctuée de vernissages, de performances et de concerts. L'événement, qui a réuni Christian Berst, le complice, mais aussi les galeries voisines dont Papillon et Isabelle Gounod, s'inscrit dans la définition que Vincent Sator donne de sa galerie : « un lieu ouvert dans lequel il est indispensable de bien recevoir les visiteurs », et... Les professionnels. Ainsi, il a offert ses cimaises à Christian Egger, directeur de la galerie C de Neufchâtel et commissaire de l'exposition « Credo ». En rêvant d'ouvrir un deuxième espace à Hong Kong.

Artistes

Sylvain Ciavaldini

la-chapelle-des-invalides-deborde-d-amour-2014
Galerie Sator
Sylvain Ciavaldini
La Chapelle des Invalides déborde d'amour, 2014
technique mixte

30 x 28 x 24 cm
interieur-de-la-bourse-d-anvers-2015
Galerie Sator
Sylvain Ciavaldini
Intérieur de la Bourse d'Anvers, 2015
Encre et gouache sur héliogravure

27 x 36 cm
38 x 30 cm
l-hotel-de-ville-a-audenarde-2015
Galerie Sator
Sylvain Ciavaldini
L'Hôtel de Ville à Audenarde, 2015
Encre et gouache sur héliogravure

27 x 36 cm
30 x 38 cm
salle-de-l-hotel-de-ville-a-audernarde-2015
Galerie Sator
Sylvain Ciavaldini
Salle de l'Hôtel de Ville à Audernarde, 2015
Encre et gouache sur héliogravure

27 x 36 cm
30 x 38 cm

Muriel Décaillet

Raphaël Denis

regelbau-1-5-schwarz-2016
Galerie Sator
Raphaël Denis
Regelbau 1:5 / Schwarz, 2016
Mortier & peinture à l'huile

60 x 80 x 60 cm
qui-peut-le-plus-peut-le-moins-2015
Galerie Sator
Raphaël Denis
Qui peut le plus peut le moins, 2015
Sérigraphie

65 x 50 cm
400.00 euros
elements-noirs-2013
Galerie Sator
Raphaël Denis
Éléments noirs, 2013
Plâtre pigmenté d'oxyde de fer

10 x 7,5 x 7,5 cm
elements-noirs-2013
Galerie Sator
Raphaël Denis
Eléments noirs, 2013
Plâtre pigmenté d'oxyde de fer

13 x 10,5 x 10,5 cm
regelbau-1-20-2016
Galerie Sator
Raphaël Denis
Regelbau 1:20, 2016
Mortier

20 x 15 x 17 cm

Romain Erkiletlian

Yevgeniy Fiks

Yan Heng

Kristina Irobalieva

Evangelia Kranioti

midnight-borealis-2013
Galerie Sator
Evangelia Kranioti
Midnight Borealis, 2013
Photographie numérique

82 x 113,5 cm

Romain Kronenberg

Gabriel Leger

pitch-drop-experiment-2016
Galerie Sator
Gabriel Leger
Pitch drop experiment, 2016
Entonnoir de laboratoire en verre, miel, bitume, acier, plexiglas

37,1 x 17,8 x 19,5 cm
golden-record-2016
Galerie Sator
Gabriel Leger
Golden Record, 2016
Disque 45t originaux, bitume, plexiglas

27 x 25 x 4 cm
solve-coagula-2016
Galerie Sator
Gabriel Leger
Solve + Coagula, 2016
Marbre, cire, bitume, plexiglas

31,4 x 31,4 x 31,4 cm
a-crack-in-the-ice-18-2010
Galerie Sator
Gabriel Leger
A Crack In The Ice # 18, 2010
Copie carbone

29,7 x 42 cm
a-crack-in-the-ice-21-2010
Galerie Sator
Gabriel Leger
A Crack In The Ice # 21, 2010
Papier carbone sur papier technique

29,7 x 42 cm
a-crack-in-the-ice-14-2010
Galerie Sator
Gabriel Leger
A Crack In The Ice # 14, 2010
Copie carbone

29,7 x 42 cm
550.00 euros

Eric Manigaud

Nazanin Pouyandeh

la-cite-celeste-2016
Galerie Sator
Nazanin Pouyandeh
La Cité Céleste, 2016
huile sur toile

185 x 250 cm

Truc-Anh

Alexeï Vassiliev